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USFP : les soutiens de Driss Lachgar ne ferment pas la porte à un nouveau mandat

USFP : les soutiens de Driss Lachgar ne ferment pas la porte à un nouveau mandat

Revenue à l'opposition, l'USFP organisera son congrès ordinaire fin janvier 2022 pour élire son nouveau premier secrétaire. Mais sera-t-il nouveau pour autant ? Si l'on en croit les échos provenant du parti de la rose, il semble de plus en plus probable que Driss Lachgar rempile pour un troisième mandat.

L’USFP se prépare à élire son nouveau premier secrétaire lors de son prochain congrès ordinaire prévu fin janvier 2022. Plusieurs noms sont en lice : Abdelkrim Benatik, Hasna Abou Zaid et Mohammed Boubekri. Mais Driss Lachgar n’a pas encore dit son dernier mot. Car même s’il a déclaré qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, tout porte à croire que ses soutiens préparent un changement du règlement intérieur du parti pour lui permettre de rempiler.

Contacté par Médias24, le membre du bureau politique, Mehdi Mezouari, affirme que « jusqu’à présent, il n’y a pas de candidature de Driss Lachgar. Je peux vous dire que sincèrement, Driss Lachgar, l’actuel premier secrétaire est encore sur sa position ».

Toutefois, il précise « qu’un certain nombre de responsables régionaux et locaux, de députés et de militants exigent que Driss Lachgar fasse un autre mandat de transition ».

« On ne sait pas comment le premier secrétaire va réagir par rapport à cela, mais c’est une doléance spontanée qui émane de la quasi-majorité du bureau politique, du groupe parlementaire, et des responsables du parti », assure-t-il.

D’après Mezouari, ce sont des raisons objectives qui poussent vers ce choix. « Nous avons réalisé une avancée considérable pendant les dernières élections, nous sommes dans une lancée positive et il nous faut de la stabilité », explique-t-il.

Mais avant que Driss Lachgar ne puisse se porter candidat, le règlement intérieur du parti, qui ne donne droit qu’à deux mandats consécutifs, devra être modifié.

La prochaine session du conseil national décidera de la modification du règlement intérieur et des procédures liées au congrès

Ce ne serait pas surprenant, car selon Mehdi Mezouari, de toutes façons, les contraintes relatives à la pandémie obligeront le conseil national à modifier le règlement intérieur pour permettre d’organiser « un congrès à 80% à distance ».

Le conseil national qui, selon notre interlocuteur, se déroulera vraisemblablement fin décembre (la date n’est pas encore fixée), sera l’occasion également de voter les procédures de candidatures pour les membres du parti désireux de se présenter pour le poste de premier secrétaire.

Car si plusieurs personnalités ont déjà déclaré leur candidature, elles doivent suivre la voie administrative légale, qui n’est pas encore déterminée.

Selon Mezouari, cinq à six candidats ont déjà déclaré leur candidature. En plus de Abdelkrim Benatik, Hasna Abou Zaid et Mohammed Boubekri, circulent les noms de Abdelmjid Moumer et Tariq Sellam, ce dernier étant un militant socialiste MRE.

Le calendrier est relativement chargé avant la date du congrès. « En janvier, nous aurons deux grands chantiers dans les trois premières semaines, à savoir les débats sur les documents qui vont émaner du conseil national, notamment la plateforme politique et la plateforme organisationnelle. Puis nous aurons la grande tâche d’élire les représentants congressistes », indique Mehdi Mezouari.

Un congrès aux enjeux multiples pour un parti historique

Mehdi Mezouari considère que ce congrès de janvier aura un enjeu à plusieurs dimensions. « D’abord c’est un enjeu réglementaire, afin de respecter les échéances prévues par la loi portant sur les partis politiques. »

« Ensuite, il y a la nécessité de renouveler le leadership et les instances du parti pour pouvoir préparer la période à venir », estime-t-il.

« Le deuxième enjeu est un enjeu politique, à mon sens, qui consiste à s’adapter à notre nouvelle situation dans l’échiquier politique. Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition et nous devons nous adapter par notre réflexion, notre plaidoyer, refonder notre logiciel. »

« Il faut aussi se projeter en 2026 et préparer les échéances de demain, afin d’améliorer notre présence politique, d’être davantage dans l’encadrement, le plaidoyer, la persuasion, la présence dans la société, le débat politique ; pour qu’aux échéances prochaines, nous puissions améliorer notre situation sur l’échiquier politique », conclut-il.

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